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Une danse palpitante

Egilea
Céline Musseau
Komunikabidea
Sud Ouest
Tokia
Biarritz
Mota
Albistea
Data
2011/09/12
Lotura
Sud Ouest

Toute la pièce respire, rebondit, vibre d'une énergie vivifiante, très technique, et d'une grande richesse d'écriture. La bande-son concoctée, par un DJ qui collabore régulièrement avec Sharon Eyal, entraîne danseurs et public dans cette vision excitante d'une marche chorégraphique qui s'invente à chaque pas.

Hip hop lumineux

Plus sibyllin est le propos de Guillaume Bordier qui présentait samedi sa toute dernière création, « Fragment 14 ». L'idée pourrait être belle avec une structure en fond, sombre et dévorante, qui aspire ou rejette les danseurs. Mais le propos est peu lisible, et la différence de ton entre deux danseurs mûrs, à la présence forte et douloureuse, et trois jeunes et élégantes danseuses laisse sur sa faim. On ne sait trop quoi saisir de ces fragments. À part savourer les solos et duos masculins.

Mais le gros coup de cœur de ces deux premiers jours, ce fut sans conteste la compagnie Dernière minute de Pierre Rigal, avec « Asphalte ». Un régal d'humour et de virtuosité, avec un hip hop contemporain lumineux. Au sens propre et figuré. Sur un fond blanc, une danseuse et quatre danseurs, tous issus de différentes écoles du hip hop, du krump à la new style en passant par la break dance, s'amusent des clichés du genre, en repoussant toujours plus loin la recherche chorégraphique.

Pierre Rigal a su saisir la singularité de chacun pour écrire une pièce qui mêle une imagerie fantastique un peu kitsch à la Spielberg, à des figures et un humour qui colleraient parfaitement dans un clip de LMFAO. Bref, on est dans un futur aux couleurs du passé, une danse branchée sur ce qui fut et ce qui sera. Biberonnés à la danse hip hop depuis leur enfance, les interprètes ont tout intégré, digéré, réinventé et osent des performantes bluffantes : de la break dance avec les doigts, ou une transformation en M. et Mme Patate en veste à capuche. C'est drôle et totalement scotchant. Et là aussi, on respire à grandes bouffées d'air frais, on sent palpiter et frémir le cœur de la nouvelle génération. Le public biarrot en fut tout chamboulé.

Autre proposition du festival aussi intéressante que rare, le croisement de la BD et de la danse, avec « Archipel ». Le chorégraphe Emilio Calcagno, de la compagnie Eco a travaillé avec des dessinateurs pour mettre les bulles en boîte, faire danser les cases. À la demande du CCN et de la médiathèque de Biarritz, il a donc créé spécialement pour le festival, « Mafalda », qui vient s'ajouter aux trois autres boîtes de BD qui sont présentées sur Le Temps d 'aimer, « Lucky luke », « Krazy kat », et « Little Nemo ». Une véritable plongée dans les rêves du héros, personnage créé par Winsor McCay.

Très portée sur la création contemporaine, cette édition étonne, bouscule le public mais visiblement, il adore ça.

 « Asphalte » par la compagnie Dernière minute a emballé, samedi soir, le public.  photo caroline de Otero

« Asphalte » par la compagnie Dernière minute a emballé, samedi soir, le public. photo caroline de Otero

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