Hemen zaude: Hasiera Hemeroteka Une danse en mémoire d'une vraie rafle oubliée

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Une danse en mémoire d'une vraie rafle oubliée

Gotein. Le festival Xiru commence avec une création en hommage à un événement tragique

Egilea
Marcel Bedaxagar
Komunikabidea
Sud Ouest
Mota
Albistea
Data
2009/04/01

Si chacun se souvient que ce fut l'année du couronnement de l'empereur Napoléon 1er, personne ne parle plus de la discrimination dont fut victime le peuple des Bohémiens en Pays basque. « En écrivant son livre éponyme, Nicole Lougarot rappelle que le préfet de l'époque ordonna d'arrêter tous les bohémiens des arrondissements de Bayonne et Mauléon. On les accusait de tous les maux. Hommes, femmes, jeunes et vieux, enfants : près de 500 personnes furent arrêtées et emprisonnées », raconte Michel Etchecopar.

Les 500 noms

Maintenues dans les prisons du Pays basque, les victimes de cette rafle furent dispersées dans les prisons de France et les plus faibles y moururent. Un événement occulté qui a tellement ému Nicole Lougarot qu'elle a poursuivi ses recherches en enquêtant sur l'apport de ce peuple (lire notre article du 19 mars)

C'est également elle qui a mis « 1802 » en scène, pour symboliser cette grande rafle. « Il a les danseurs d'Ordiarp et de Gotein, qui font près de 500 passages sur scène », explique Michel Etchecopar. » « J'ai composé quelques couplets que chantent Luxi Aguergaray et Maider Bedaxagar, du groupe Amaren Alabak. Elles lisent aussi les noms de ces victimes, que Nicole Lougarot a retrouvés aux Archives nationales à Paris et qu'elle publie dans son livre. »

Un film évocateur

Lus par les deux chanteuses, ces patronymes frappent par leur consonnance locale. « Il y avait des gens de nos familles. Leurs noms, leur langue étaient basques », affirme Michel Etchecopar.

Outre ces danses et ces chants, des images projetées sur grand écran accompagnent le spectacle. Réalisé par Myriam Ayçaguer et Peio Cachenaut, le film montre des enfants. « Ils ont filmé les enfants de Gotein qui dansent, qui jouent, qui font des puzzles et qui finissent par disparaître », indique Michel Etchecopar. Tout est dit.

Accompagné par le saxophone de Jean-Charles Sanz et la clarinette de Michel Etchecopar, « 1802 » ne laissera personne indifférent.

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