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Un petit tour et puis s'en va la mascarade de Larrau

Egilea
Clémence Labrouche
Komunikabidea
Le Journal du Pays Basque
Mota
Albistea
Data
2010/04/23

Cette fin de semaine, retour au point de départ pour les 29 jeunes, âgés de 10 à 30 ans, qui ont participé à cette mascarade. Retour ? Pas si sûr... Nicolas Bengochea, Jaun de la mascarade (autrement dit personne chargée de la troupe, de la logistique ou encore des contacts avec les autres communes) explique : «le 17 janvier, pour la première représentation, il y avait une part d'appréhension. Ce n'est pas évident de jouer devant des gens que l'on connaît. Pour cette dernièremascarade , au contraire, quelque peu aguerris par les autres expériences, nous en profiterons certainement davantage. Elle sera différente de la première».

Si cette mascarade (qui fut très suivie) s'achève, n'allez cependant pas croire qu'elle ne sera dans quelques semaines qu'un souvenir évoqué entre les participants. Elle semble au contraire avoir créé une dynamique parmi lesjeunes de Larrau. Nicolas Bengochea raconte : «De nos jours, nous avons chacun de notre côté une multitude d'activités. Les rencontres ne sont peut-être pas aussi fréquentes qu'elles pouvaient l'être auparavant. Depuis trois mois, les habitants nous suivent, nous nous voyons plus régulièrement. De ce point de vue-là, la mascarade a permis de resserrer l'unité du village».

Autre point positif de cette mascarade : l'usage croissant de l'euskara (et a fortiori du souletin). En perte de vitesse comme dans le reste du Pays Basque Nord, les mascarades jouées en souletin donnent un «nouveau souffle» à l'euskara. Nicolas Bengochea raconte à ce propos : «nous parlons tous couramment en souletin. La plupart d'entre nous s'expriment en euskara en famille, mais à l'extérieur, entre nous, il faut avouer que c'est souvent le français qui prédomine. Les mascarades nous ont appris à parler davantage en euskara entre nous».

Dans les mascarades, mais aussi en dehors de ces dernières, les conversations s'établissent en euskara : «les gens nous parlent en euskara, donc nous répondons en euskara. De la même manière, on le fait plus facilement entre nous. De cette expérience demascarade se crée une dynamique porteuse d'espoir pour l'avenir».

Reste à savoir si l'utilisation de l'euskara comme langue usuelle subsistera à cette fin du cycle des mascarades. Nicolas Bengochea avoue : «c'est peut-être une dynamique éphémère. Difficile à dire encore...». Pour ne pas se laisser submerger par l'acculturation lancinante, lesjeunes de Larrau ont décidé de s'investir dans le projet de pastorale. Celle de Larrau étant prévue pour 2011, la dynamique devrait encore perdurer...

Quatorze mascarades en trois mois

Initialement prévues du 10 janvier au 14 avril, les mascarades avaient été annulées le premier week-end, suite à la venue intempestive de Dame Neige.

Qu'à cela ne tienne : d'ici à cette fin de semaine, les jeunes de Larrau auront joué pas moins de quatorze représentations.

Les villages de Larrau, Camou, Licq, Tardets, Esquiule, Musculdy, Roquiague, mais aussi d'Aussurucq, Alçay/Lacarry, Sainte Engrâce, Alos, Barcus, Ordiarp et enfin de nouveau Larrau ont été tour à tour les théâtres à ciel ouvert.

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