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Un ballet survolté

Egilea
Kattalin Dalat
Komunikabidea
Le Journal du Pays Basque
Mota
Albistea
Data
2005/09/20

En effet, ce n’était pas la danse qui manquait à ce ballet survolté, dont les mouvements et agitations balayaient tout l’espace. Sur la musique de West Side Story, ce groupe des quartiers Nord de Marseille crée en 1998 par la chorégraphe Josette Baiz, mélange tous les styles, classique, contemporain, hip-hop. Si ce ballet n’est pas une comédie musicale, son aspect théâtral semble nécessaire pour lui donner un sens lorsque tant de contradictions et de différences de rythmes s’enchaînent : la chorégraphe oppose brutalement et sans transition festivité et solitude, espoir et désespoir, tendresse et violence. L’ambiance euphorique du départ se transforme peu à peu en une tension vive et orageuse. La danse devient une lutte aveugle, l’amour une agression. Les danseurs se mettent à taper avec des morceaux de fer le décor d’échafaudage, ce qui ne manque pas sur le moment de surprendre et d’inquiéter le public. On assiste à la "mort" de la femme par l’avilissement de sa féminité, puis à celle de l’homme assailli par son inconstance, sa faiblesse, le tout empreint d’une nervosité poussée à son paroxysme. La musique s’arrête et l’on a qu’un mot à dire : ouf. Hormis quelques jolies scènes, touchantes et ondulantes où les danseurs évoluent à deux ou trois, le groupe est presque tout le temps réuni en sa totalité, menant chacun une chorégraphie différente. Si l’on peut les admirer individuellement, il est parfois difficile de trouver une harmonie d’ensemble. À la fin du spectacle, le talent rayonnant des danseurs ainsi que leurs qualités d’acteur sont bien reconnues mais le public reste mitigé quant à la chorégraphie, un peu décousue, déroutante.

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