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Sur les pas de basque des enfants exilés

A Irissarry, le spectacle 1937 gogoaren bidezidorretatik propose une approche contemporaine des danses traditionnelles

Komunikabidea
Le Journal du Pays Basque
Mota
Albistea
Data
2005/04/08

Ainsi s’annonce 1937 gogoaren bidezidorretatik, qui sera présenté ce samedi 9 avril, à 21h, dans la salle Airoski d’Irissarry à l’initiative de l’ikastola d’Ossès et de l’association Garazikus qui concrétisent ainsi leur premier partenariat dans le cadre des Saisons de la Culture du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques. Ortzaizeko ikastola est une organisatrice habituée des spectacles de danse. Après plusieurs aventures, dont Pas de Basque de Juan Antonio Urbeltz l’an dernier, ils relèvent cette année encore le défi d’un accueil technique lourd, mais en ont vu d’autres.



Dans le malheur, les bons moments existent et ils sont essentiels à la survie. C’est un peu le message délivré par le chorégraphe Jon Maya, au fil de ce spectacle qui avait touché le public basque lors de sa présentation, l’an passé, au festival Bi harriz Lau Xori, tant par l’émotion communiquée que par la qualité des artistes. Dans 1937 gogoaren bidezidorretatik associé à Miria Gabilondo, le metteur en scène et Juan-Mari Beltran, qui assure la partie musicale (album Arditurri), il réactive dans nos pensées le souvenir de ses enfants, fils et filles de républicains basques, qui le 8 mai 1937, embarquèrent sur le Habana, dans le port de Bilbao, à l’initiative de leurs parents, pour fuir la guerre civile espagnole. A partir d’un poème de Mikel Laboa, et sur des images vidéo d’archives dont La Citadelle à Saint-Pied-de-Port, les danseurs évoluent pour évoquer le voyage de ces enfants, loin de leurs familles, dans un internat en Angleterre où Bibiana Goikoetxea, institutrice biscayenne resta auprès d’eux et permit qu’ils n’oublient ni leur langue, ni la danse, ni la musique, et gardent intacte la mémoire de leur origine. C’est à cette femme que ce spectacle rend hommage, ainsi qu’à tous ces enfants réfugiés en Angleterre, en Russie, comme l’a montré récemment le remarquable film Les enfants de Russie. Pour nombre de ces enfants exilés, le retour au pays ne se fit que beaucoup plus tard, ou pas du tout, pour cause de franquisme.



Le chorégraphe Jon Maya, est un surdoué de la danse traditionnelle en général et biscayenne en particulier. Il aime aussi, avec l’aide d’autres artistes, intégrer sa virtuosité et celles des autres danseurs de la troupe dans des créations résolument modernes. A la danse, se mêle également de la vidéo, comme pour saluer la performance innovante d’un chorégraphe prometteur. Du haut de ses 24 ans, Jon Maya a déjà fait parler de lui, notamment il y a cinq ans avec le spectacle Upeletan Erronka, sur le monde des cidreries, ou avec un certain Auresku revisité. Depuis qu’il a formé sa propre compagnie, Kukai, en 2001, il a créé deux pièces. Avec son approche contemporaine de la danse traditionnelle, Jon Maya s’est associé avec le metteur en scène de la très prolifique compagnie Tanttaka Teatroa pour créer 1937 gogoaren bidezidorretatik.



Né il y a plus de vingt ans, Tanttaka Teatroa, forte de près d’une création par an, passe pour être d’un éclectisme déroutant. Sans sourciller, la compagnie de théâtre passe de l’opéra bouffe à la farce, de la danse à la musique contemporaine et jusqu’à l’adaptation lyrique. Un éclectisme qui a valeur de caractéristique. Seule constante, tous les spectacles sont bilingues. Le spectacle, proposé aux familles et dès l’âge de 6 ans, est ouvert aux bascophones comme aux francophones. En deuxième partie de soirée, Trikidero, jeune groupe de trikitilari de Macaye, d’Espelette et des environs, animera la buvette de ses danses et chants d’ici et d’ailleurs.



1937, gogoaren bideziderrotatik

Cies Kukai et Tanttaka. Samedi 9 avril à 21h. Salle Airoski Irisarry. Tarifs de 13 à 5 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés.

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