Hemen zaude: Hasiera Hemeroteka "On cherchait le vrai mariage entre la musique et la danse"

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"On cherchait le vrai mariage entre la musique et la danse"

Egilea
Anna Carrillo
Komunikabidea
Le Journal du Pays Basque
Mota
Elkarrizketa
Data
2009/02/28

Quel accueil vous a fait le public ?

L.P. : C'est notre troisième représentation. On a d'abord présenté Radix au Cuvier de Feydeau, puis au théâtre Barbey à Bordeaux. On a un bel enthousiasme du public, c'est clair. On essaie de travailler sur cette notion d'enthousiasme qui est une notion floue et qui fait cruellement défaut en ce moment. Cet enthousiasme fait du bien car il apporte une décharge d'énergie supplémentaire. Radix c'est de la danse, du chant, on est dans quelque chose d'assez simple. plutôt que d'avoir trop d'abstraction, est-ce qu'on pourrait recréer de l'enthousiasme ? ça fait partie des questions que l'on se pose en ce moment.

Est-ce qu'il y avait un précédent à ce spectacle ?

L.P. : Oui c'est la suite de Togué, c'est une réaction à Togué.

Auriez-vous pu imaginer une autre forme musicale pour cette oeuvre ?

L.P. : On a évolué car sur Togué, on était dans une forme de rock plus industriel, de machines. Là on travaille au niveau classique. C'est d'abord aux artistes d'essayer de simplifier. Si il y a une connotation dans le spectacle par rapport à l'art contemporain, c'est d'être dans le premier degré. Pas de bassiste, mais un guitariste, un batteur et un mixeur et la voix des danseuses qui chantent aussi.

Par exemple : qu'est-ce que fait un coeur quand il bat : il chante. C'est le rapport entre ce qu'on dit et ce qu'on fait. Le texte de Jean-Michel Ribes est traduit en japonais. Il y a un livret distribué aux spectateurs pour mieux comprendre le texte. Le japonais est une langue assez musicale qui est presque latine dans ses connotations.

Est-ce que vous entretenez un rapport naturel avec votre danse ?

Ou bien est-ce qu'il s'agit de quelque chose de plus construit, qui s'inscrit dans une maturité ?

Naomi Mutoh : Les deux. La tradition du bûto donne beaucoup d'importance à la spontanéité, et à la sensation de suivre la vraie émotion sur le moment. On cherchait le vrai mariage entre la musique et la danse. Je cherchais aussi de la profondeur dans la construction du spectacle.

Avez-vous toujours l'impression d'être dans la transgression ?

L.P. : On aurait peut-être une sensation opposée. La rébellion dans le rock est devenue une marchandise, la transgression dans l'institution est devenue une rupture.

S'il y a une transgression et une provocation par rapport à nos activités, c'est de revenir au premier degré. Par exemple, de parler dans les textes de la racine, de la sève et de la racine qui se renouvelle. On essaie de planter, de réenraciner, sans être rétrograde. D'aller à l'essentiel...

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