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Hartzaro balaye l'hiver

Le festival Hartzaro fête ses vingt ans. Du 3 au 9 février, l'emblématique carnaval labourdin invite à danser, chanter, bouger, admirer.

Egilea
Justine Giraudel
Komunikabidea
Mediabask
Mota
Albistea
Data
2016/02/03
Lotura
Mediabask

Bien qu'il n'ait pas encore vraiment pointé le bout de son nez, l'hiver toucherait à sa fin. C'est du moins le message porté par le festival Hartzaro et le carnaval d'Ustaritz. Entourée de ses nombreux alliés, l'association Herri Soinu invite à accueillir le printemps du 3 au 9 février, pour une vingtième édition entièrement jouée à domicile : danses, musiques, chants et festivités sont une fois de plus au programme.

Une semaine endiablée s'ouvre ce soir, mercredi 3 février, à Ustaritz. Une semaine de rencontre, de découvertes et de retrouvailles placée sous le signe de la culture, des arts et de la bringue carnavalesques. Le premier rendez-vous est donné à Latsa, où l'anthropologue et complice Thierry Truffaut reviendra sur les piliers du célèbre carnaval labourdin : quand conservation et invention font la tradition. S'en suivront des animations musicales et la projection d'une vidéo de l'édition 2015, filmée par Kanaldude.

Créer, dans la rue

Jeudi 4 février, place aux créations de rue Zirt-Zart et Tutak. Le public est invité à se déplacer en nombre sur le fronton Hiribehere, avant de rejoindre la Romeria (Latsa) et le bar Ttirritta pour un concert-rock : "The stampers" et leur répertoire groove énergisant, à 21h30.

Bouger, en musique

Le lendemain, les musiques actuelles seront toujours à l'honneur et, comble du bonheur, les concerts sont gratuits. "Los lourdos" ouvriront le bal avec un musika-poteo, avant de rejoindre le chapiteau du fronton du bourg. Première partie à 21 heures, avec le poly-instrumentiste-atypicoustique basque Zeze, suivi de Xutik pour un set engageant au voyage, naviguant du reggae à la musique tzigane, du funk au rock. Pour clore la soirée, les tout jeunes Navarrais de Altxatu feront résonner le gaztetxe à partir de minuit.

Voyager, par la danse

Samedi 5, après une courte nuit, place à la danse : comme chaque année, Dantzaz part à la recherche de nouvelles créations. A 17 heures, le Ballets Olaeta (Bilbo) ouvrira les ports de la vie et des fêtes d'un village côtier, à l'heure du retour des pêcheurs. Emazteen Iraultaza rassemblera ensuite une quinzaine de danseuses souletines amateurs, autour du chorégraphe de l'association de danses africaines Dju-Dju (Pau), Vincent Harisdo, épaulé par sa consœur Sophie Gamba Lautier et le xiberutar Johañe Etchebest. Une aventure humaine à la croisée des cultures, mêlant chants, textes, et percussions en live. La Cie Haatik partira elle aussi vers de nouveaux horizons : ceux des navigateurs de pêche, de commerce… la frontière avec la piraterie sera ténue.

A 21 heures, on quitte l'ambiance maritime : le Ballets Olaeta refera son apparition pour incarner le dernier rêve de l'écrivain Andima Ibiñagabeitia. Exilé à Caracas, malade, alors qu'il prépare son retour à Bilbo, ses songes le transportent dans sa province natale de Bizkaia et une Gernika bombardée. En deuxième partie, les danseurs d'Aukeran dirigés par Edu Murumendiaraz offriront le meilleur de leur neuf créations.

Faire la fête, gastronomes

Dimanche 7 février, la fête sera diurne : tôt levés, les Kaskarot défileront "etxez etxe", de maisons en maisons, avant de se rassembler à la sortie de la messe. Pendant ce temps, les cuisiniers plus ou moins avertis s'attelleront à la préparation de leurs Txilindron pour le concours gastronomique organisé par Latsa. Pas de jaloux, les mets seront ensuite partagés pour le repas du carnaval, qui joue à guichet fermé. Le tout, au son de la txaranga Jarauta 69 d'Iruña et des triki de Tripan taldea, en goguette dans le quartier Hiribehere. En digestif, Saltoka viendra animer les mutxiko à 18 heures.

Défiler, en couleurs

Lundi 8… c'est repos, avant le dernier (mais non le moindre) évènement : le carnaval. Chaque année, il rassemble des milliers de badauds venus du Pays Basque Nord et Sud, des centaines d'artistes amateurs et professionnels pour un défilé des plus colorés, lancé à 17h45 par les percussionniste de Zo-Zongo (Gipuzkoa). Zirtzil, Pleureuses, Juge, Curé viendront les chasser pour accaparer le fronton Hiribehere et débuteront le procès. Il s'achèvera une fois le cortège arrivé au Fronton du Bourg, à 19h30.

L'invitation est lancée, l'esprit, à la fête. La romeria prendra la relève sous le chapiteau, avant que les plus vaillants regagnent le batzoki d'Errobiko Kaskarotak, à minuit. Qu'il pleuve qu'il neige ou qu'il vente, le printemps sera dans toutes les têtes.

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Chaque année, plus de 500 artistes professionnels et amateurs se retrouvent au festival Hartzaro. © Gaizka Iroz

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