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Danse qui pique au Temps d’Aimer

Le spectacle "Togué" de la compagnie Ariadone, s’inspire d’un Butô revu par Carlotta Ikeda

Komunikabidea
Le Journal
Mota
Albistea
Data
2004/09/07

De l’énergie, ce petit bout de femme de 63 ans en a assurément. Sa danse de prédilection, le butô, danse japonaise d’après guerre, sorte d’exutoire pour une génération qui avait connu l’horreur d’Hiroshima et Nagasaki. Au contact de Tatsumi Hijikata, qui en est le père fondateur, elle découvrit sa "matière de travail", qu’elle utilise depuis plus de 20 ans. "Ce n’est pourtant qu’une influence" insiste t-elle, car son art se trouve surtout dans la transformation qu’elle en a faite, loin des critiques des "traditionalistes" du style dans son pays d’origine.





"C’est la vie"





Le Butô pour elle est une construction "étape par étape" ; "c’est la vie" explique-t-elle. Son travail, elle ne le perçoit pas réellement comme celui d’un chorégraphe car "le butô, c’est avant tout une danse où chacun amène sa propre vie sur scène", une véritable communion des subjectivités. Son dernier spectacle, crée en 2002, en est l’illustration parfaite. "Togué" (épine en japonais) en est le titre et défini exactement l’essence même de son travail : "C’est comme un combat entre les différentes énergies qui proviennent de la danse et de la musique, et souvent ça pique" raconte-t-elle dans un rire. Imaginez un champs de bataille artistique où chacun des protagonistes qu’il soit danseur ou musicien exprime son ressenti avec l’intensité qui lui est propre. Un désordre sur scène? Pas le moins du monde, mais au contraire une accumulation des énergies qui laisse bien souvent le spectateur éberlué et captivé.

Les cinq danseurs de la compagnie Ariadone livrent ainsi "bataille" avec les musiciens du groupe rock bordelais Spina, dont la brutalité du son "correspond exactement à la danse" de Carlotta Ikeda. "Au début je n’aimais pas cette musique mais la confrontation des énergies m’a plu, précise-t-elle, néanmoins il ne s’agît pas de donner une importance plus grande à la danse ou à la musique mais de les mettre à la même hauteur pour réussir cet affrontement". Violence et volupté, harmonie et brutalité, la recette franco-japonaise de Carlotta Ikeda trouvera sans aucun doute preneur ce soir à la gare du Midi. En attendant sa prochaine création qui sera présentée lors du festival de Tendances à Bordeaux, ou des bribes de son premier spectacle "Zarathoustra" reverront le jour, Carlotta Ikleda continue de faire découvrir son art au travers de stages comme celui qui fut donné hier, "et qui donna quelques contractures aux non-initiés". La chorégraphe en rigole encore.





Ú Cie Ariadone



Togué. Danse Bûto. Biarritz, festival Le temps d’aimer. Ce soir à 21h à la Gare du Midi.

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