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Cavalcade-tobera : un village fédéré

Ils étaient 3 000 en 1937, date de la dernière cavalcade à Irissarry. Dimanche, 2 000 spectateurs chanceux ont pu assister à la cavalcade-tobera au sein du village bas-navarrais. Quelque 300 personnes un peu moins chanceuses sont restées derrière les grilles et n’ont pu participer au spectacle.
Egilea
Cécile Vignau
Komunikabidea
Le journal du Pays Basque
Mota
Albistea
Data
2012/07/10
Lotura
Le journal du Pays Basque

Dès 15h30, chevaux, danseurs, musiciens, zirtzil, se succèdent sur la place. Les danseurs de tous niveaux et de tous âges se mettent au pas de la cavalcade, entamant Euskalduna ou encore Sorgina. En ouverture, et en ponctuation de plus de deux heures de cavalcade, deux jeunes Irisartar se relaient pour improviser les bertsu autour de la tobera, mais également de l’ambiance et de l’enthousiasme général. Une ambiance assurée en partie par les zirtzil, omniprésents tout au long de l’après-midi, allant et venant parmi les spectateurs, se mêlant aux danses ou encore perturbant le bon déroulé de la tobera.

Un spectacle plein de tradition, d’humour, sur un fond de réflexion : “Que chacun d’entre vous trouve au travers du spectacle des éléments de réflexion ou de réponses aux questions posées…” En effet, avec les sept hectares de terrains achetés par la Communauté de communes en vue d’y attirer de nouvelles entreprises, comment se situe le devenir de la commune sur le plan social ? Comment trouver un équilibre ? Le foncier, la spéculation autour des terres agricoles, mais également la place importante du handball au sein du village au détriment de la culture basque, autant de thèmes ayant trait à Irissarry et que Jean-Michel Noblia, auteur de la tobera, a mis en avant.

Un village mobilisé

Hormis l’arrière-place du village où s’affairent 2 000 personnes, les rues sont désertes, le calme règne. En effet, l’ensemble des Irisartar sont présents, parmi les acteurs, dans le public, mais également pour assurer le zikiro, les buvettes, gérer les déviations de route ou encore les entrées. C’est l’ensemble de la cité qui est fédérée autour de l’événement, renouant avec les traditions bas-navarraises. A l’heure des remerciements, Jean-Michel Noblia a en outre souligné l’investissement de chacun : “J’espère que cette cavalcade n’est pas simplement un événement ponctuel, mais plutôt que cette mobilisation va se poursuivre et qu’elle va entraîner une dynamique culturelle au sein du village.”

Et à Itxassou

Alors que la cavalcade ne s’est pas produite depuis plusieurs années, elle a non seulement lieu cette année à Irissarry, mais également en Labourd, à Itxassou, le 19 août prochain. Le village a quant à lui connu sa dernière cavalcade en 2007.

En attendant, Irissarry s’apprête à revivre la cavalcade-tobera le 14 juillet prochain en “version nocturne”. L’achat des billets en amont est conseillé, en attestent les 300 malchanceux de dimanche dernier.


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