Hemen zaude: Hasiera Hemeroteka Avec Bi Harriz Lau Xori, la culture basque s'ouvre sur le monde dans la cité biarrote

Dokumentuaren akzioak

Avec Bi Harriz Lau Xori, la culture basque s'ouvre sur le monde dans la cité biarrote

Egilea
Clémence Labrouche
Komunikabidea
Le Journal du Pays Basque
Mota
Albistea
Data
2010/03/12

«Trop tard !». Avoir enfoui à jamais dans un coin de sa mémoire comme un deuil indépassable les conversations interminables que l'on aurait aimé avoir avec un de nos grands-parents. Pourquoi ? Comment ? Pour qui ? Recueillir les paroles de sa grand-mère dans les derniers jours de sa vie, en faire un chant de colère, de joie, d'amour, c'est l'engagement pris par Ander Lipus avec Babiloniako loreak.

Les langages des émotions vivifiants, entremêlés comme des fleurs des jardins de Babylone. Toujours dans un processus de bouleversement des codes du théâtre en euskara, Ander Lipus met dans ce texte un vrai engagement physique qui ne peut que troubler le spectateur.

Toujours à la frontière entre ce qui nous est familier et pourtant souvent invisible, le jeudi 25 mars, la performance Iglu, avec la plasticienne Maddi Irazoki et le musicien Joseba Irazoki met en présence deux homonymesdans un igloo, «à l'abri» du regard des spectateurs. Chaque représentation devient alors une renaissance où chacun interprète le monde sonore et visuel du moment.

Du théâtre pour les enfants

Mais le monde du théâtre et de l'imagination ne doit pas être confiné aux adultes d'aujourd'hui, il doit être une fenêtre ouverte sur le monde pour les adultes de demain. Aussi, le Festival a choisi de mettre en avant deux représentations destinées plus particulièrement au jeune public.

Le mercredi 24 mars, avec Otto, le spectacle de la Compagnie Elirale, c'est le monde de l'enfance et peut-être plus particulièrement la philosophie de la vie qui est travaillé. «Il s'agit de montrer que la vie n'est, quoiqu'il arrive, pas si grave. Il suffit de touts petits riens pour poser un regard joyeux sur les événements» confie Pantxika Telleria, la chorégraphe de la compagnie.

Pour continuer à bercer les enfants d'histoires gaies, le théâtre des Chimères s'installe le samedi 27 mars aux Découvertes avec Pello eta Otsoa. Dans cette adaptation en euskara du célèbre conte musical de Prokofiev Pierre et le Loup, Txomin Heguy narre cette histoire en musique avec les instruments de l'orchestre et des txisu. Une représentation qui risque de donner «grand faim» de musique classique.

La corde, un lien des intimités

Festival alliant tradition et modernité, culture d'ici et d'ailleurs, le samedi 27 mars est consacré à la «soka» (la corde). Instrument régulièrement utilisé dans les danses basques, Xabier Itçaina, chercheur au CNRS et notamment spécialiste de l'anthropologie traditionnelle, il apportera ses éclairages scientifiques sur ce lien symbolique qui unit les danseurs dans toutes les provinces du Pays Basque. Après la théorie, la journée se poursuivra avec une mise en bouche pratique. Six compagnies de danse du Pays Basque vont déambuler dans les rues de Biarritz, en espérant inciter le badaud à se rapprocher de la ronde joyeuse.

Le soir, le public fin prêt pourra ainsi accueillir la dernière création des Compagnies Kukai (Compagnie de Gipuzkoa) et Elirale (Compagnie du Labourd), Sok 2. Une pièce pour sept danseurs et trois percussionnistes qui risque de détonner dans le paysage de danse traditionnel. La corde imaginaire symbolise alors l'union des intimités qui se tissent et se détissentdans un mouvement perpétuel.

Enfin, pour clôturer ce festival comme il l'avait commencé, associé à EHZ, Itoiz Suite ! sera proposé au public. Les meilleurs morceaux du groupe mythique recomposé en classique. Un avant-goût de la journée consacrée aux chants et gaïtas, elle aussi, entre tradition etcréation.

Un concert qui va remporter tous les suffrages

Si cette année l'affiche du Festival Bi Harriz Lau Xori sied à l'actualité en proposant une urne de vote avec une partie des noms des artistes qui participent à la manifestation, il est très probable que le concert de Vieux Farka Toure passe «au premier tour».

Vieux Farka Toure, fils du guitariste Ali Farka Touré, a été inspiré d'un blues mandigue avec son rythme lancinant et cyclique. Pourtant, le son du jeune homme incarne une nouvelle génération d'artistes maliens. Bien que fils du père, il donne désormais à sa musique une sonorité reggae et beaucoup plus groove, offrant ainsi un rock saharien. Son album Fondo met ainsi en avant son jeu virtuose dans des registres musicaux différents où Vieux Farka Toure maîtrise aussi bien des phrases courtes et piquantes que des longs morceaux lancinants de guitare.

Vendredi 26 mars (à 21 heures, à la Gare du Midi), avant le concert du Vieux Farka Toure, le groupe Xarnege devrait chauffer la scène. Issus de la culture basque et gasconne, les musiciens se présentent eux-mêmes comme «des contrebandiers de la culture basque, trafiquants de langue, de danses et de traditions, basques, gascons. Xarnege chante la culture».

PROGRAMME

Mardi 23 mars

20.30 : Théâtre en euskara. Fabrica de Teatro imaginario. Babiloniako Loreak. Les Découvertes, Théâtre des Chimères.

Mercredi 24 mars

16.00: Otto, par la Compagnie Elirale. Au Colisée.

Jeudi 25 mars

20.30 : Iglu. Performance. Maddi Irazoki, plasticienne et Joseba Irazoki, musicien improvisent un monde sonore et visuel. Au Colisée.

Vendredi 26 mars

21.00: Concert. Vieux Farka Toure avec Sidibe Mamadou, Keiper Tim, Magassa Aly et Kane Souleyman. Xarnege en première partie. A la gare du Midi.

Samedi 27 mars

11.00: Pello eta Otsoa. Aux découvertes, Théâtre des Chimères.

15.00 : Conférence en euskara «aspect social et codifications des soka». A la médiathèque de Biarritz.

16.30: Danses dans les rues de Biarritz

19.00 : Kukai Konpania, Sok 2. Au théâtre du Casino municipal.

21.00: Itoiz Suite. Organisé avec EHZ.

Dimanche 28 mars

De 10.00 à 17.00 : Journée autour du chant et de la danse, avec les gaïta.

inprimatu

Dokumentuaren akzioak