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Aux frontières du réel

Egilea
Séverine Sannom
Komunikabidea
Sud Ouest
Tokia
Biarritz
Mota
Albistea
Data
2011/03/04
Lotura
Sud Ouest

maginez les décors d'un ballet changeant au gré des émotions véhiculées par les chorégraphies des danseurs. Une scène réelle et une autre virtuelle. Des personnages et des objets pouvant interagir avec les artistes. Surréaliste, peut-être. Pas pour les organisateurs de la conférence dansée qui a lieu aujourd'hui, au Casino municipal. Un avant-goût de ce que pourraient devenir les spectacles dans une dizaine d'années. Surtout, un extrait de l'aboutissement de 3 ans de recherches.

Nom du projet : Care pour « Cultural experience : augmented reality and emotion ». Initiée par Alexis Clay et Nadine Couture de l'ESTIA, avec le danseur du Malandain Ballet Biarritz Gaël Domenger, cette recherche a pour but, à travers le programme « E. motion », de développer des outils de réalité augmentée, adaptés au domaine culturel. Le tout est coordonné par le groupe Immersion, spécialiste des solutions de simulation visuelle, et implique 7 partenaires.

Donner à voir des émotions

Pendant cette conférence-dansée, Jean-Baptiste de la Rivière, responsable recherche et développement chez Immersion, brossera le portrait de Care, et Gaël Domenger, vêtu d'une combinaison équipée de capteurs corporels, improvisera des chorégraphies.

« Les objets et les personnages qui vont apparaître sur la scène, réelle ou virtuelle, dépendent du danseur qui peut jouer avec. Chacun d'eux peut imposer son mouvement », précise Jean-Baptiste de la Rivière. Cette expérience sera également sonorisée en temps réel par l'équipe Scrime, spécialiste de ce domaine.

Pour Gaël Domenger, ce lien tissé entre danse et nouvelles technologies permet de rendre visible ce qui, auparavant, demeurait dans l'ombre. « Cela donne à voir des visions personnelles qui sont des états intérieurs. Normalement, tout cela demeure caché aux yeux des spectateurs », assure-t-il.

En résumé, le challenge scientifique réside dans la transmission et la programmation informatique de données nécessaires au décryptage des émotions. Pour ensuite les donner à voir et à entendre, en temps réel, en plus de la mise en scène et de la performance des artistes.

« Nos outils s'appuient sur la lecture des mouvements du danseur, sa position et son évolution. Pour simplifier, s'il danse de manière voûtée et au ralenti, ça peut signifier la tristesse », décrit le responsable d'Immersion.

Scénarisation du virtuel

Ce qui n'exclut pas de scénariser aussi l'espace et les éléments virtuels. « Pour proposer des objets appréhendables et compréhensibles par le public, tient à noter Elodie Decarsin, en charge de cette partie à l'Estia. En plus de la mise en scène du ballet, il y a également celle de la partie virtuelle autour des potentialités des avatars, des objets, et des possibles interactions », commente-t-elle.

Pour tous, dévoiler ce « teaser » au public, c'est créer une confrontation qui « permet de voir ce qui plaît et ce qui ne plaît pas », selon Jean-Baptiste de la Rivière. « Le but n'étant pas d'imposer la nouvelle technologie mais de mettre à disposition des outils », ajoute-t-il.

Aux yeux de Gaël Domenger, « si le rapport se crée entre danse et technologie, cela doit avoir un sens et ne pas être gratuit ». Ce qui lui fait dire, qu'« il y a encore des ajustements à apporter. Mais déjà, beaucoup de choses ont été accomplies ».

Aujourd'hui, à 19 heures, au Casino municipal. Entrée libre sous réservations au 05 59 24 67 19.

 Gaël Domenger offrira une performance très particulière lors de cette conférence dansée, ce soir à 19 heures.  photo olivier houeix

Gaël Domenger offrira une performance très particulière lors de cette conférence dansée, ce soir à 19 heures. photo olivier houeix

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