Hemen zaude: Hasiera Hemeroteka “Lloba, c’est une fête à laquelle tous participent”

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“Lloba, c’est une fête à laquelle tous participent”

Lloba, personnage central du projet éponyme, “correspond un peu à chacun d’entre nous”, avance son créateur, Txomin Ugartemendia. Lloba, un spectacle vivant à la croisée des disciplines artistiques, entre danse, musique électronique, vidéo et dessin. Le public découvrira le rite initiatique “extraordinaire” de ce jeune homme “ordinaire” le vendredi 22 novembre à l’Atabal.
Egilea
Cécile Vignau
Komunikabidea
Le Journal Du Pays Basque
Mota
Albistea
Data
2013/11/14
Lotura
Le Journal Du Pays Basque

Redécouvrir la mythologie basque par le biais de différents médiums en interaction, voilà un projet qui a su séduire l’Institut culturel basque (ICB), puisque Lloba n’est autre que l’heureux lauréat de l’appel à projets Hogei’ta. Et autour de Txomin Ugartemendia, ils sont pas moins d’une quarantaine d’artistes, techniciens et autres acteurs culturels, à graviter, animés par “l’envie commune d’apporter un souffle nouveau à la tradition”.

Un laboratoire de création

Le laboratoire de création et de réinterprétation de la culture basque Lloba est à l’origine pensé par Txomin Ugartemendia (alias Panda Valium), partant de la musique électronique et de la danse. “En écoutant des fandangos, je me suis aperçu qu’on pouvait y retrouver une rythmique assez hip-hop. Après, on a essayé de voir si on pouvait adapter des pas traditionnels à cette musique.” On retrouvera donc un apport chorégraphique nouveau sous la tutelle d’Ainhoa Datchary, entourée d’une dizaine de danseuses, et “qui n’en plonge pas moins ses racines au plus profond du répertoire classique local”, en atteste entre autres le fandango de Bettelu.

Danse, musique électronique, performance live, auxquelles viennent s’ajouter les dessins de Thomas Carretero, les réalisations vidéos de Nicolas Novion et son équipe : “On avait une carence en vidéo. Du coup, on s’est associés à Baxter and Rojos”, explique Pierre Lafitte du collectif Moï Moï, coproducteur du projet avec la structure audiovisuelle. “Participer à ce projet est aussi l’occasion de passer à une nouvelle discipline”, étoffe Nicolas Novion, qui orchestre en temps réel des images préalablement mises en boîte. “En fait, entre nous, on se répond. On n’intervient pas tous en même temps.” Neuf tableaux donc pour un dialogue interactif et pluridisciplinaire d’environ 50 minutes où Lloba, lors de son passage à l’âge adulte, va vivre un rite initiatique non sans appréhension. “Il va se retrouver dans une forêt, sans savoir où il est. Il va traverser un akelarre”, dévoile Iban Rusiñol de Baxter and Rojos, puisque le personnage central va évoluer au gré de la vidéo.

Une forte institutionnalisation

Et ils sont nombreux les partenaires à appuyer et soutenir le projet Lloba. Différents acteurs qui ont permis la création par le biais de résidences artistiques (Le Rocher de Palmer à Cenon, le centre culturel Intxaurrondo à Donostia, l’Atabal à Biarritz), comme la diffusion du spectacle. Les producteurs, avec le soutien de l’Institut culturel basque et de l’Atabal et en partenariat avec la fondation Donostia capitale culturelle 2016, invitent le vendredi 22 novembre à une “véritable fête” à l’Atabal pour la présentation de Lloba, qui fait suite à une dernière résidence in situ la semaine prochaine : “Avec ce temps de résidence, on a dans l’idée de donner au collectif la possibilité de travailler directement dans la salle, avec tous les éléments nécessaires”, précise François Maton, le directeur de la salle biarrote de musiques actuelles.

La première de Lloba

Pour l’occasion, les dessins de Thomas Carretero investiront les cimaises, de même que les photographies du tournage. Et avec bien sûr les DJ sets de Moï Moï Crew.

Le lendemain, samedi 23 novembre, Lloba sera à Donostia au centre culturel Intxaurrondo. Pour la suite, le rite initiatique poursuivra sa tournée “près de chez vous, dans les jours ou les semaines qui viennent”.

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